Naru MODERATEUR


   Age : 33 Inscrit le : 14 Déc 2006 Messages : 1602 Localisation : Lille-La Ciotat
 | Sujet: POESIE Sam 29 Sep - 18:42 | |
| Je vous invite à déposer ici les poêmes que vous avez le plus appréciés ou vos propres oeuvres!
Tous à vos plumes!  |
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Naru MODERATEUR


   Age : 33 Inscrit le : 14 Déc 2006 Messages : 1602 Localisation : Lille-La Ciotat
 | Sujet: Re: POESIE Sam 29 Sep - 18:44 | |
| La vie est un songe.
Tout n'est plein ici bas que de vaine apparence, Ce qu'on donne à sagesse est conduit par le sort, L'on monte et l'on descend avec pareil effort, Sans jamais rencontrer l'état de consistance.
Que veiller et dormir ont peu de différence, Grand maître en l'art d'aimer, tu te trompes bien fort En nommant le sommeil l'image de la mort, La vie et le sommeil ont plus de ressemblance.
Comme on rêve en son lit, rêver en la maison, Espérer sans succès, et craindre sans raison, Passer et repasser d'une à une autre envie,
Travailler avec peine et travailler sans fruit, Le dirai-je, mortels, qu'est-ce que cette vie ? C'est un songe qui dure un peu plus qu'une nuit.
Auteur:Jacques Vallée DES BARREAUX |
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ymauro2 MODERATEUR

   Age : 28 Inscrit le : 27 Aoû 2007 Messages : 3518 Localisation : la ciotat Emploi : chef d entreprise
 | Sujet: Re: POESIE Ven 11 Avr - 6:15 | |
| LE BONHEUR
Le bonheur est bien dans nos coeurs Comme les fleurs plein de douceur Et ça donne de la chaleur Et de l'amour et de tendresse
Le bonheur est dans nos regard Dans nos sourire qui donne du rire Qui rejouis le malade et le guérir Qui le laisse réver plein de désir Et de son mal à s'en sortir
Le bonheur est notre lumière ,notre soleil Qui l'envie d'amour en nous s'évèille Et qui nous laisse en mèrvèille Le bonheur est notre passé Sans lui on ne peut s'en passé
Le bonheur est entre nos mains Et qui guide nos chemins Profitons de le vivre Et ne pas le laisser a demain
Le bonheur est en nous mème Saisissez le,ne le laissez pas s'enfuir comme mème
Le bonheur est un oiseau Qui dans le cièl s'en vole Il est la fleur ou le roseau En plein silence il se raisonne Dans le lac ou le ruisseau Il chante partout dans les buissons
Le bonheur est en nous mème Vivons le maintenant Ne le laissez pas jusqu'a demain auteur : Meriem |
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gmyll MATELOT


   Age : 33 Inscrit le : 14 Mar 2008 Messages : 66 Localisation : Ceyreste
 | Sujet: Re: POESIE Sam 12 Avr - 14:07 | |
| Les oiseaux de passage de Jean Richepin
C'est une cour carrée et qui n'a rien d'étrange : Sur les flancs, l'écurie et l'étable au toit bas ; Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras.
Le bac, où les chevaux au retour viendront boire, Dans sa berge de bois est immobile et dort. Tout plaqué de soleil, le purin à l'eau noire Luit le long du fumier gras et pailleté d'or.
Loin de l'endroit humide où gît la couche grasse, Au milieu de la cour, où le crottin plus sec Riche de grains d'avoine en poussière s'entasse, La poule l'éparpille à coups d'ongle et de bec.
Plus haut, entre les deux brancards d'une charrette, Un gros coq satisfait, gavé d'aise, assoupi, Hérissé, l'œil mi-clos recouvert par la crête, Ainsi qu'une couveuse en boule est accroupi.
Des canards hébétés voguent, l'oeil en extase. On dirait des rêveurs, quand, soudain s'arrêtant, Pour chercher leur pâture au plus vert de la vase Ils crèvent d'un plongeon les moires de l'étang.
Sur le faîte du toit, dont les grises ardoises Montrent dans le soleil leurs écailles d'argent, Des pigeons violets aux reflets de turquoises De roucoulements sourds gonflent leur col changeant.
Leur ventre bien lustré, dont la plume est plus sombre, Fait tantôt de l'ébène et tantôt de l'émail, Et leurs pattes, qui sont rouges parmi cette ombre, Semblent sur du velours des branches de corail.
Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies, Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers. Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies, Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ?
Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu'avril bourgeonne Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents. Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ; Ca lui suffit, il sait que l'amour n'a qu'un temps.
Ce dindon a toujours béni sa destinée. Et quand vient le moment de mourir il faut voir Cette jeune oie en pleurs : " C'est là que je suis née ; Je meurs près de ma mère et j'ai fait mon devoir. "
Elle a fait son devoir ! C'est à dire que oncque Elle n'eut de souhait impossible, elle n'eut Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque L'emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.
Elle ne sentit pas lui courir sous la plume De ces grands souffles fous qu'on a dans le sommeil, pour aller voir la nuit comment le ciel s'allume Et mourir au matin sur le coeur du soleil.
Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie Toujours pour ces gens-là cela n'est point hideux Ce canard n'a qu'un bec, et n'eut jamais envie Ou de n'en plus avoir ou bien d'en avoir deux.
Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse ! Qu'ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés, Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse, De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !
N'avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres, Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants, Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres, Un coucou régulier et garanti dix ans !
Oh ! les gens bienheureux !... Tout à coup, dans l'espace, Si haut qu'il semble aller lentement, un grand vol En forme de triangle arrive, plane et passe. Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !
Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte Qui brise les soupirs de leur col redressé, Et sautent dans le vide avec une culbute. Les dindons d'une voix tremblotante ont gloussé.
Les poules picorant ont relevé la tête. Le coq, droit sur l'ergot, les deux ailes pendant, Clignant de l'œil en l'air et secouant la crête, Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.
Qu'est-ce que vous avez, bourgeois ? soyez donc calmes. Pourquoi les appeler, sot ? Ils n'entendront pas. Et d'ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes, Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?
Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages. Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts, Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages. L'air qu'ils boivent feraient éclater vos poumons.
Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère, Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux, Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère, Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.
Pour choyer cette femme et nourrir cette mère, Ils pouvaient devenir volaille comme vous. Mais ils sont avant tout les fils de la chimère, Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous.
Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu'importe ! Là-haut chante pour eux un mystère profond. A l'haleine du vent inconnu qui les porte Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.
La bise contre leur poitrail siffle avec rage. L'averse les inonde et pèse sur leur dos. Eux, dévorent l'abîme et chevauchent l'orage. Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.
Ils vont, par l'étendue ample, rois de l'espace. Là-bas, ils trouveront de l'amour, du nouveau. Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.
Là-bas, c'est le pays de l'étrange et du rêve, C'est l'horizon perdu par delà les sommets, C'est le bleu paradis, c'est la lointaine grève Où votre espoir banal n'abordera jamais.
Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante ! Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux. Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente. Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux. _________________ gmyll____/)___/)_°___/)____)__(\____/)__
-Le poisson qui me fera boire la tasse est pané- |
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ymauro2 MODERATEUR

   Age : 28 Inscrit le : 27 Aoû 2007 Messages : 3518 Localisation : la ciotat Emploi : chef d entreprise
 | Sujet: Re: POESIE Dim 13 Avr - 6:07 | |
| Coeur d amoureux de Nacer Quand ton cœur s’épuise de l’errance En quête d’un bonheur pour une vengeance Et que ton âme dans la solitude balance Mon tendre cœur sera ta délivrance.
Quand ton corps étalé sur un autel sombre A eu son secours, son pardon et sa gratitude. Tes fortins sanglots t‘inondent le timbre Des regrets de ton insensée attitude Et que tu viens te loger dans son ombre A l’abri de ta meurtrière solitude.
Comme mon cœur est amnésique d’amour Il a crépité dans ma poitrine comme une braise. Pour réchauffer son doux et tendre amour Pour qui, il est prêt à me jeter d’une falaise |
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